LE SYSTÈME GRAPHIQUE DU XIXe SIÈCLE

L'intérêt que l'on porte à la langue au XIXe siècle, siècle de la grammaire, fait ressentir la nécessité d'une réforme de l'orthographe, aussi bien chez les imprimeurs (tel Firmin-Didot, imprimeur de l'Académie française) que chez les lexicographes (tel Littré) ou encore chez les philologues (tel Léon Clédat). Une pétition de 7 000 signatures est remise à l'Académie française, lui enjoignant de réformer l'orthographe. En juillet 1893, à la faveur d'une séance de l'Académie ne regroupant qu'un petit nombre de ses membres, Octave Gréard parvient à faire adopter un projet de réforme conséquent, touchant l'emploi du trait d'union, les accents, les consonnes doubles, les séquences de deux ou trois consonnes. Un académicien absent lors de la décision déchaîne la presse sur le sujet et conduit l'Académie à remettre en cause ce projet. L'orthographe du XIXe siècle reste donc telle qu'elle était au XVIIIe.