Les différents visages de Robin des Bois

Pauline Didens

 

Table des matières

Introduction
1. Robin contre le pouvoir
1.1 Importance du cadre
1.2 Les méchants
1.3 Légitimation des actes immoraux
2. Robin, le « héros bandit »
2.1 Un « héros » différent
2.2 Les actes de Robin
2.3 Une bande symbolique
3. Robin des Bois vs Robert de Locksley
3.1 Les marques de rupture
3.2 Robin, « gentleman cambrioleur »
3.3 Le choix du public
4.Les autres « Robin des Bois »
4.1 Zorro
4.2 Arsène Lupin
4.3 Green Arrow
4.4 Jesse James
4.5 Hong Gildong
4.6 Juraj Jánošik
4.7 Guillaume Tell
4.8 Autres hors-la-loi célèbres
Conclusion

Étude

Introduction

Robin Hood est un héros légendaire anglais populaire dont chacun s’est construit une vision précise. En effet, les nombreuses versions du mythe mises par écrit au fil des siècles1 n’aident pas à donner une image figée de l’archer de la forêt de Sherwood. Dans le cadre de ce travail, nous ne nous focaliserons pas sur un « Robin des Bois » de la littérature en particulier, mais bien sur celui qui ressort de notre imaginaire collectif.

S’il fallait établir une définition grossière du personnage, deux termes résumeraient « Robin des Bois » : c’est un justicier et un hors-la-loi. Ces deux facettes peuvent-elles être dissociées ? Nous nous pencherons ici plus attentivement sur le côté criminel du célèbre héros.

Robin des Bois a choisi d’être mis au banc de la société. Il se positionne délibérément dans la situation du hors-la-loi et assume, nous le verrons, son choix. En tant qu’outlaw, « il n’est plus protégé, et n’importe qui peut le tuer »2. Cependant, bien plus qu’un yeoman, c’est-à-dire un « homme libre »3, c’est un criminel engagé dont chaque action ira à l’encontre du pouvoir et ses lois.

Nous allons dans un premier temps rappeler quelques points à tirer de la légende pour éclairer la question de la figure du hors-la-loi. Ensuite, nous nous attèlerons à démontrer que Robin des Bois n’est qu’un des nombreux hors-la-loi charismatiques du monde, la figure du gentil bandit étant en effet extrêmement

1. Robin contre le pouvoir

Quelle que soit la version de la légende, Robin devient un hors-la-loi, il ne l’est pas par sa naissance et sa famille. Il change de statut à la minute où il se dresse contre les autorités du pays et ne respecte plus leurs règles.

1.1 Importance du cadre

Il est indispensable d’aborder le « cas Robin des Bois » par le cadre général dans lequel il évolue. En effet, le contexte politique est sans doute la seule raison qui pousse Robin des Bois à « dévier du droit chemin ».

La question de l’époque d’origine du célèbre bandit fait débat4. Toutefois, la légende replace plus volontiers le personnage au XIIe siècle5, sous le règne de Richard Ier d’Angleterre, dit Richard Cœur de Lion. Celui-ci brille par son absence ― pour raisons de guerres et/ou de croisades ―, ce qui entraîne, outre un déséquilibre financier dû aux sommes exigées pour ses entreprises, un déséquilibre au niveau de la justice.

Face à une situation chaotique, Robin se rebelle et devient un hors-la-loi, un « chevalier déshérité ».

1.2 Les méchants

Le « méchant », le « mauvais », parce que le héros est ici un hors-la-loi, ne peut être défini comme celui qui va contre les règles de la société. Dans la légende de Robin des Bois, le méchant est avant tout un traître. La trahison semble être le crime le plus immoral. Et en opposition, le patriotisme est perçu comme le sentiment le plus noble6. L’entièreté de la population loue la monarchie. Elle représente la nation. C’est pourquoi chaque problème dans la royauté a automatiquement des répercutions sur l’ensemble du pays.

À la tête du nouveau pouvoir combattu par Robin se trouve un « faux roi ». Il s’agit généralement du prince Jean Sans Terre. Bien plus qu’être un imposteur et un traître, le frère du roi Richard a une conduite très critiquable et un caractère fourbe. C’est du moins comme tel que la légende populaire le dépeint. Il commet de nombreuses injustices qui plongent le pays dans une crise. Ainsi, il augmente par exemple les impôts à un point tel que le peuple meurt littéralement de faim. Cependant, il n’est pas le seul être « corrompu » au sommet. D’autres personnages viennent compléter ce sombre tableau pour aider le prince dans sa politique d’enrichissement personnel. Parmi ces notables hauts placés qui lui viennent en aide, les diverses versions de la légende font souvent ressortir deux hommes : le Shérif de Nottingham et Sir Guy de Guisborne. Tout deux appuient la traîtrise du nouveau souverain.

La seconde catégorie d’hommes mauvais est celle des hommes d’Eglise qui trahisse la sainte religion. Le monde religieux est corrompu : des moines sont grassement entretenus par l’Eglise et n’apportent aucune aide à la population malheureuse. Cependant, de la même façon que ce n’était pas le principe de la monarchie qui était critiqué plus haut, ce n’est pas la religion qui est attaquée dans Robin des Bois, mais bien la façon honteuse dont les hommes s’en servent pour leur propre profit. L’image positive de la religion n’est jamais remise en question. Robin va alors tenir le rôle délaissé par la plupart des hommes d’Eglise influents : il se positionner en défenseur des opprimés.

1.3 Légitimation des actes immoraux

La lutte reste très manichéenne : les « bons », les « justes » s’opposent aux « mauvais », aux « méchants ». Au-delà de cette séparation simpliste, il faut souligner un trait spécifique à la légende de Robin des Bois qui diffère du classique combat entre le Bien et le Mal : le renversement des valeurs. Ici, la loi ne peut plus servir de juge pour établir la limite puisqu’elle est perçue comme mauvaise. Les « gentils » sont les voleurs et les bandits qui ne suivent pas les règles. Ils respectent une loi, une sorte de code d’honneur, qui n’est pas celle du pouvoir : il s’agirait plus d’une « loi morale universelle », liée à la religion et à l’humanité : « ne pas voler » - comprenez « ne pas volez les pauvres » -, « ne pas tuer », etc. Cependant, brigandage et méfaits divers font partie du quotidien des hors-la-loi7.

La légende offre toutefois une justification indémontable à ces actes immoraux : la survie du peuple. Le vol sert à nourrir les pauvres. Robin devient alors plus qu’un « brigand », il devient un « brigand au grand cœur ». Bien plus, pour contrer tout scepticisme concernant les bonnes intentions de Robin, la légende populaire en fait un véritable sauveur du royaume. En effet, le hors-la-loi dépouille les riches également afin de rassembler les fonds nécessaires pour obtenir la libération de Richard, prisonnier en terre étrangère. Et ce parce que le propre frère du roi ne semble pas se précipiter pour payer la rançon demandée…

Ainsi, peu importe les moyens utilisés, aux yeux du public, les bonnes actions pèsent plus lourd dans la balance que les mauvaises.

2. Robin, le « héros bandit »

2.1 Un « héros » différent

Robin est le personnage principal de la légende. Ses aventures sont narrées et ses exploits glorifiés. Cependant, il n’est pas un modèle de moralité. Peut-il dès lors être considéré comme un vrai « héros » ? Personne ne remet en cause le caractère héroïque de Robin des Bois. Malgré les nombreuses variantes de la légende, il reste le « héros bandit ».

Cependant, il ne faut pas oublier la facette « justicier » de Robin. C’est cette dernière qui en fait un modèle depuis des générations. Ainsi, en utilisant pour le qualifier deux termes, sans qu’il soit possible d’en éliminer un des deux, notre inconscient sépare bien les deux attitudes : le bandit n’est pas le héros, et le héros n’est pas le bandit. Il ne se contente pas d’aider les autres, de rendre justice aux infortunés, il agit et devient un héros différent. Ainsi, non seulement il est marginal dans la société, mais il est aussi marginal dans sa qualité de héros.

2.2 Les actes de Robin

Les actions de Robin peuvent être classées en trois catégories : les vols ― mais théoriquement uniquement des riches -, la défense des opprimés aux moyens d’armes, et les meurtres. Ces derniers sont en retrait par rapport aux autres actions de Robin. Plus que des actes contre la loi, ce sont des représailles, les exécutions d’une justice hors-la-loi. Ainsi, étonnement, les meurtres ne relèvent pas de la facette brigande de Robin mais de son côté vengeur de redresseur de torts. Remarquons que ces meurtres sont souvent passés sous silence ou même totalement niés dans les variantes de la légende. Pourtant, c’est dans les combats et la violence qu’il a montré sa bravoure et conquis le cœur du public. Mais ces œillères que nous nous mettons de tout cœur pour conserver une image pure du héros sont parfaitement logiques à notre époque. En effet, un homme qui « n’hésitait pas à assassiner ou à détrousser des propriétaires terriens, notamment des ecclésiastiques, et à lancer une guérilla contre les autorités […] serait aujourd’hui qualifié de terroriste »8.

2.3 Une bande symbolique

La légende prévoit une légitimation concrète des actes douteux de Robin : il n’est pas tout seul. Robin des Bois a réuni une bande. Elle est la preuve que son combat n’est pas égoïste, qu’il agit au nom du bien public. Même si son attitude rusée frôle parfois la limite de la tricherie, la présence de sa bande appuie définitivement le statut héroïque de Robin.

La bande est presque utilisée pour diminuer ses crimes. Il dévalise des religieux, mais il compte parmi ses compagnons le Frère Tuck9. Il n’est pas l’ennemi de la religion mais uniquement de certains de ses mauvais représentants. Ainsi, Frère Tuck représenterait « l’alliance entre le hors-la-loi et le petit clergé misérable contre les riches dignitaires ecclésiastiques »10. Dans un même ordre d’idée vient Marianne11, ou Maid Marian, la promise du hors-la-loi. Les deux jeunes gens respectent l’institution sacrée du mariage. Remarquons d’ailleurs que la bande toute entière est censée être chaste12. Parmi les personnages récurrents de la légende, il faut aussi citer Petit-Jean ou Little John13. Celui-ci apporte force et honnêteté au groupe14. Quelques autres compagnons typiques reviennent ponctuellement dans les récits sur Robin des Bois : Will Écarlate par exemple qui, par l’amitié presque fraternelle qui le lie à Robin, fait figure de famille pour le hors-la-loi, ou encore le paysan Much qui montre que le peuple aussi ne veut pas se laisser écraser par le pouvoir et est prêt, sous la pulsion d’un chef courageux, à défendre ses droits ; ou enfin un ménestrel, souvent nommé Alan-a-Dale et parfois confondu avec Will Écarlate, qui, en introduisant une sorte de mise en abîme du récit, contribuerait à forger un peu plus la légende de l’héroïque archer.

Si la légende de Robin des Bois a un début, soit la décision de Robin d’user de ses forces pour contrer l’oppression, elle a aussi une fin. Que ce soit le retour bienheureux de Richard, le mariage de Marianne et Robin, ou la mort de ce dernier, la bande est toujours démantelée15. Sa raison d’être n’était que la présence d’un pouvoir illégitime à combattre et le besoin d’un appui de la

3. Robin des Bois vs Robert de Locksley

Nous avions, dès l’introduction de ce travail, séparé les deux facettes dans les actions de Robin des Bois : le côté hors-la-loi et le côté justicier. Dans cette partie, nous allons distinguer symboliquement deux personnages à l’intérieur même de la personne de Robin. Le premier personnage est celui qu’il est réellement, par sa naissance. Il s’agit en général d’un noble, le comte d’Huntingdon16 ou le comte de Locksley : nous l’appellerons donc Robert de Locksley. Le second personnage est celui qu’il se forge : celui de « Robin Hood »17.

3.1 Les marques de rupture

Afin de bien marquer l’importance qu’il accorde à sa mission auprès des pauvres, Robin va se marginaliser et changer de mode de vie.

Tout d’abord, il va s’inventer un surnom, celui de Robin Hood18. Ce terme est porteur de deux sens : celui de « capuchon » ― autrement dit Robin deviendrait le « Robin masqué » ―, et celui de « voyou, truand »19 - ce qui correspond bien à son statut de hors-la-loi.

Ensuite, dans le même ordre d’idées, Robin va adopter une tenue différente de son alter ego Robert de Locksley, celle d’un forestier. D’une part, celle-ci lui permet de se dissimuler plus facilement. Elle fait office de camouflage, son capuchon l’aidant de plus à se transformer en moine, déguisement qu’il affectionne particulièrement lors de ses tours. D’autre part, sa tenue marque une nouvelle fois la rupture symbolique entre ses deux vies20 : il est désormais le gardien de la forêt. Remarquons le caractère profondément ironique du fait puisque lui et sa troupe se nourrissent de braconnages21.

Enfin, si dans quelques combats au corps à corps nous le verrons manier l’épée ― l’arme noble dont il hérite de la maîtrise grâce à son côté « Robert de Locksley » ― , c’est le plus souvent ses talents à l’arc ― arme réservée aux « gens du peuple »22 ― qui le caractérisent. La scène de sa victoire au concours de tir à l’arc est d’ailleurs l’une des mieux implantées dans la légende23.

3.2 Robin, « gentleman cambrioleur »

Robin, lors de ses vols, fait se côtoyer deux attitudes contraires : l’une immorale, l’autre tout à fait louable. Robin est un « bandit social »24 : il prend aux riches pour mieux donner aux pauvres. Mais son plaisir va au-delà de la gratitude qu’il obtient de ses protégés. Il s’amuse à jouer des tours à ses victimes. Vrai gentleman charmeur25 et rusé, il préfère utiliser son intelligence plutôt que sa force. Bien organisé, il planifie chaque attaque, chaque évasion, chaque action.

3.3 Le choix du public

Robin des Bois fait l’unanimité dans le cœur de tous. La sympathie du public va en fait aux deux personnages, le masqué d’un côté et de l’autre le noble. Noble, il l’est de naissance mais aussi de cœur puisqu’il abandonne sa tranquillité pour devenir un hors-la-loi.

Ce caractère double chez un héros est un thème très populaire qui apparaît chez de nombreux héros des légendes les plus connues.

4.Les autres « Robin des Bois »

Lorsque l’on fait référence à un « héros hors-la-loi », plusieurs noms surgissent dans notre esprit, et pas uniquement celui de Robin des Bois.

En effet, le thème du gentil bandit est utilisé depuis une époque très lointaine sur tous les continents. Il existe d’autres « Robin des Bois », qui ne sont pas nécessairement des avatars ou des copies de notre archer mais bien d’autres héros, légendaires ou non, qui montrent des points de similitude avec Robin.

4.1 Zorro

L’auteur américain Johnston McCulley crée en 1919 le personnage de Zorro26. En moins d’un siècle, il a déjà acquis le statut de légende. Les aventures de Zorro ressemblent fortement à celles de Robin de Bois et diverses variantes de l’histoire existent, même si la trame est toujours sensiblement la même.

Don Diego de la Vega est issu d’une riche famille respectable du petit village de Los Angeles, au début du XXe siècle. Parti faire ses études en Espagne, il découvre à son retour au pays la terreur qui y règne. Il va alors prendre une nouvelle identité, masquée, pour combattre les injustices et aider les plus faibles.

Contrairement à Robin des Bois qui garde à tout moment son qualificatif de « voleur », chez Zorro, c’est le côté justicier qui ressort le plus. Pourtant, le côté hors-la-loi est aussi fortement marqué par sa double identité : à côté de Don Diego le noble, il y a Zorro le bandit. Cependant, une différence majeure entre les deux héros apparaît. Robin a presque renié sa vie passée pour n’exister plus que sous le nom de Robin Hood. Zorro, lui, joue un double jeu. Tout le monde, hormis un fidèle serviteur muet, ignore qui se cache derrière l’homme au masque noir. Il est tantôt Diego, tantôt Zorro.

Enfin, tout comme Robin des Bois, le surnom du justicier, Zorro alias le renard, n’est pas dû au hasard : il affirme son caractère rusé. Son talent à l’épée est certain mais son intelligence reste son atout principal, tout comme Robin ne se repose pas uniquement sur sa suprématie au tir à l’arc.

4.2 Arsène Lupin

Arsène Lupin est le plus célèbre des personnages créés par Maurice Leblanc. L’auteur français l’imagine pour la première fois en 1905 mais lui fera vivre bien des aventures par la suite.

Il est parfois difficile, en examinant certains personnages dits « ressemblant à Robin des Bois » de se souvenir de leur côté hors-la-loi tant leur part de justicier prend le dessus. Ce n’est absolument pas le cas ici, bien au contraire.

Arsène Lupin est avant tout un voleur, le meilleur même, du moins en est-il persuadé et le lecteur aussi. Il vole uniquement les riches, par logique bien évidemment : il faut que sa victime ait quelques valeurs qui l’attirent. Certes il n’est pas rare de le voir aider financièrement des personnes dans le besoin, mais il se réserve la plupart du temps le fruit de ses aventures.

Contrairement à Robin, Lupin ne se crée pas un personnage marginal : il l’est depuis le départ. Par contre, il va masquer son identité de criminel en se forgeant des personnages nobles. Il se déguise et utilise de faux noms, le plus souvent des anagrammes de son nom comme Paul Sernine ou Luis Perenna. Il dissimule si bien son visage que le lecteur lui-même est perdu : en somme, même la véritable apparence physique d’Arsène Lupin reste mystérieuse. Maurice Leblanc lui-même, complice du voleur dans le récit, est facilement trompé par le physique de son ami27.

Tout comme Robin des Bois, il est le chef d’une bande de voleurs, mais il reste très fortement en retrait par rapport à eux de sorte que les membres de sa propre équipe seraient incapables de révéler le moindre secret sur leur patron. Malgré l’importance de leur aide, les complices d’Arsène Lupin restent donc « indistincts […]. Ce ne sont que des accessoires, choisis par Arsène Lupin en fonction de l’utilité qu’il peut en retirer »28. Ce ne sont pas ses amis, il reste un héros solitaire. La bande de Robin des Bois, au contraire, est une véritable famille pour l’archer.

Une autre différence marquante entre Robin et Arsène est celle de leurs buts. Le premier veut rétablir une certaine justice au nom du bonheur du peuple anglais. Arsène, lui, n’agit que dans son propre intérêt. Ses actions l’amènent souvent à se voir qualifier de justicier, et pourtant, à chaque fois, il agit uniquement pour se distraire. Seul son propre amusement compte. Il aime employer toute sa ruse et il n’est pas rare qu’il vole pour son propre compte un objet disparu alors qu’il vient à peine d’aider à sa recherche.

Enfin, soulignons un trait absolument indispensable au portrait du personnage d’Arsène Lupin. Le « gentleman cambrioleur »29 se refuse catégoriquement toute violence meurtrière. Il a établi une limite de l’acceptable dans sa situation de criminel et ne la franchira pas.     

4.3 Green Arrow

Green Arrow, ou L’Archer Vert en français, est un personnage de comics créé en 1941 par Mort Weisinger et Greg Papp. Contrairement aux autres héros de comics, Green Arrow ne possède aucun superpouvoir.

Son histoire est devenue légendaire30. Oliver Queen, un jeune playboy millionnaire, échoue sur la plage d’une île désertique suite à un naufrage. Pour survivre, il s’entraîne au tir à l’arc. Ayant pris conscience de la futilité de sa vie passée, il décide, dès son retour à Star City, de se consacrer à la justice. Il se déguise et devient Green Arrow, le justicier masqué, pour mener une double vie.

Green Arrow est un personnage lié directement à celui de Robin des Bois. Les auteurs ne cachent pas s’être inspirés de la légende du célèbre archer. Green Arrow porte le même costume, celui de forestier, et est tout aussi habile que Robin au tir à l’arc. Plus moderne, Green Arrow utilise toutefois des flèches améliorées.

4.4 Jesse James

Jesse James est un célèbre hors-la-loi américain né en 1847 et mort en 1882. Son histoire31 est devenue légendaire.

Jesse James est issu d’une famille de confédérés. L’époque n’est pas favorable aux sudistes. Suivant le modèle de son héros Robin des Bois, James et sa bande, le « gang James-Younger », décident de voler les riches pour donner aux pauvres. Ils attaquent des banques, commettent des vols et des meurtres. Jesse James sera trahi et tué par un des membres de sa bande.

Il est plus difficile de trouver des justifications aux nombreux crimes de Jesse James qu’à ceux plus applaudis que décriés de Robin des Bois. Jesse James voulait être un Robin des Bois depuis sa lecture des aventures de l’homme de la forêt, mais les différences dans leurs comportements et idéaux sont nombreuses. Toutefois, nous pouvons remarquer le fait que c’est une fois de plus le contexte historique instable qui poussera l’homme à devenir un hors-la-loi.

4.5 Hong Gildong

Hong Gildong ou Hong Kil Dong est un personnage légendaire coréen. Il aurait été créé par Heo Guun, dans son roman Tale of Hong Gildong, dans la période de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe siècle.

Selon la légende, Hong Gildong aurait vécu vers la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle, durant la dynastie Jeseon. Enfant illégitime d’un noble, il est contraint de s’enfuir, son père ayant tenté de le tuer. Il va devenir le chef d’une bande de bandits. Il va devoir combattre le pouvoir car un traître est à la tête du gouvernement. Il est souvent capturé mais réussit toujours à s’en sortir. Enfin, il dérobe aux riches pour donner aux pauvres.

Comme Robin des Bois, Hong Gildong va devoir combattre l’autorité et devenir un hors-la-loi chef de voleurs. Une différence minime entre les deux légendes, mais qui ne remet pas en question la promiscuité générale entre elles, doit être toutefois mentionnée : magie et puissances démoniaques font parfois des apparitions dans l’histoire du coréen. Mais le détail est anecdotique.

L’écrivaine Anne Sibley O'Brien, en adaptant la légende coréenne pour les enfants anglophones, a établi explicitement le lien entre Hong Gildong et Robin des Bois. Elle affirme dès le titre de l’ouvrage32 qu’Hong Gildong est « le Robin des Bois de Corée ».

Remarquons que le monde asiatique compte quelques autres « Robin des Bois » légendaires. En Corée par exemple, un autre personnage plus récent fait concurrence à Hong Gildong : Iljimae, le héros du comics créé par Ko Woo Yung.

4.6 Juraj Jánošik

Un personnage issu de la culture européenne centrale semble offrir les mêmes interrogations que notre Robin des Bois anglais. Il s’agit de Juraj Jánošik, celui que Jean-Yves Vincent a qualifié de « robin des bois »33 dans sa réappropriation de la légende. L’origine du personnage est entourée de mystère. A-t-il réellement existé ? Des hypothèses historiques très pertinentes pourraient être émises à ce sujet et la question mériterait d’être étudiée plus en profondeur, mais nous nous contenterons ici de la légende populaire34.

Juraj Jánošik aurait vécu entre les XVIIe et XVIIIe siècles en Slovaquie. Il aurait combattu activement les Hasbourg. Devenu membre de l’armée impériale, il se voit confier la mission de garder le château de Bytča où il rencontre un prisonnier : le brigand Tomas Uhorcik. Il rejoindra sa bande de brigands et en deviendra même le chef. Comme Robin des Bois, Jánošik offre aux pauvres tout l’argent qu’il récolte de ses vols. Il restera courageux même sous la torture. Il est un symbole de liberté pour le peuple, non seulement de Slovaquie, mais aussi de Pologne, où la légende s’est répandue avec tout autant d’enthousiasme.

4.7 Guillaume Tell

Guillaume Tell est le héros légendaire suisse du début du XIVe siècle. Son histoire est probablement inventée de toute pièce mais elle symbolise pour le peuple suisse l’indépendance et la liberté35. Les histoires de Guillaume Tell et de Robin des Bois n’ont pas beaucoup de points communs, si ce n’est leur habilité à lancer très précisément des flèches ― l’un grâce à une arbalète, l’autre avec un arc ―, et leur refus à tous les deux de se soumettre à l’autorité. Selon Amy de La Bretèque, « les pays germaniques ont eux aussi une forte tradition populaire du bandit d’honneur. »36

Guillaume Tell est devenu célèbre grâce à un épisode marquant de sa vie. Ayant omis de saluer le chapeau du bailli accroché à un poteau, Guillaume Tell fut contraint par le cruel homme de tirer sur son propre fils, en visant la pomme posée sur la tête du garçon. Deux flèches lui avaient été accordées mais il réussit l’exploit du premier coup. Cependant, le bailli s’aperçut que Guillaume avait dissimulé sous sa chemise la seconde flèche, et ce pour se venger de l’officier, au cas où par malheur il aurait blessé son fils. Guillaume Tell et son fils furent condamnés à la prison mais Guillaume réussit, profitant de mauvaises conditions météorologiques, à tuer le bailli. Le peuple suisse aurait reçu par ce geste la force de se soulever et de réclamer sa liberté.

4.8 Autres hors-la-loi célèbres

Le monde regorge de hors-la-loi qui ressemblent à Robin Hood. Des comparaisons pourraient être envisagées entre Robin et Héraclès37, entre Robin et Renart, par leur caractère manipulateur et rusé, entre Robin et Lancelot38, entre Robin et Rocambole, ou encore entre Robin et Cartouche par exemple.
Le personnage de Robin des Bois a envahi des genres et supports divers comme le roman policier39, la littérature jeunesse40, la bande-dessinée41, ou encore le cinéma.

Conclusion

En conclusion, le concept du hors-la-loi chez Robin des Bois se retrouve dans beaucoup de figures légendaires d’époques et de pays divers, et ce sans qu’un lien puisse être établi inévitablement entre eux.

Il existe une infinité de Robin des Bois, fictifs ou non. Le héros bandit a toujours été populaire. C’est l’indication d’un besoin de la part du public d’avoir un défenseur qui combattra en son nom les injustices commises par des autorités déchues. Ainsi, malgré tout le mal qui pourrait être dit sans mensonge sur le personnage de Robin des Bois, c’est une vision positive du héros hors-la-loi qui restera à jamais gravée dans notre imaginaire collectif.

Il ne faut donc pas accuser le cinéma et les autres modes de diffusion actuels d’avoir influencé subjectivement notre regard sur la légende : tout au long de l’Histoire mondiale, des hors-la-loi ont servi de fiers modèles pour le peuple.

Nous voici déjà au terme de ce travail et de ce séminaire si attractif. Si la collecte de sources utilisables ne fut pas toujours aisée42, chaque découverte d’un nouvel élément pertinent augmenta notre intérêt pour le sujet. Robin des Bois est un personnage plus que fascinant. Son histoire pourrait être étudiée selon des centaines d’angles différents. Robin ne nous a encore livré qu’une partie de ses sombres secrets. Malgré tous nos efforts, le bandit restera à jamais un mystère. Bien sûr, nous pouvons émettre une quantité d’hypothèses sur son existence, sur ses origines réelles, sur ses actes héroïques et ses gestes moins moraux mais nous risquons de ne jamais pouvoir établir la vérité. Sans cesse réinventée, sans cesse redécouverte à la création d’une nouvelle version, la légende du de Robin des Bois émerveillera encore petits et grands pour des générations à venir. De plus, nous avons présenté brièvement quelques autres Robin des Bois mais la sélection de ces personnages en particulier ne se fit que subjectivement : beaucoup d’autres hors-la-loi n’ont pas été pris en compte mais mériteraient de faire l’objet d’un travail. Le personnage du goupil du célèbre Roman de Renart par exemple pourrait très bien ne pas être étranger à la popularité de Robin des Bois le rusé. D’ailleurs, Walt Disney n’a-t-il pas représenté le héros en renard, dans sa version animalière pour enfants de la légende ?

Notes

1 Coraline Baligant a consacré son travail aux diverses versions anglaises de la légende de Robin des Bois. Nous renvoyons donc à ce travail pour la description de ces variantes littéraires.
2 Laurence Richier, « Robin des Bois », dans Pierre Brunel (éd.), Dictionnaire des mythes littéraires, Monaco, Editions du Rocher, 1988, p. 1223.
3 Rodney H. Hilton, « Robin des Bois a-t-il existé ? », Les collections de l’Histoire, 36 (juillet-septembre 2007), p. 35.
4 Nous renvoyons ici aux travaux de Rémy Baudoin et Xavier Bouchez qui ont analysé les diverses possibilités de l’existence d’un véritable Robin des Bois.
5 Rémy Baudoin a étudié plus spécifiquement le XXe siècle et sa société dans le but d’y trouver des preuves tangibles de la présence de Robin des Bois à cette époque.
6 Laurence Richier, dans le Dictionnaire des mythes littéraires, rappelle que la fidélité de Robin envers le roi Richard sera récompensée puisque le monarque lui accordera son pardon.
7 Nous renvoyons ici aux travaux de Rémy Baudoin et Coraline Baligant. Tous deux soulignent la violence qui règne à l’époque et qui se retrouve inévitablement dans les actes de Robin.
8 Rodney H. Hilton, « Robin des Bois a-t-il existé ? », La Libre Belgique, 2 juillet 2007, p. 55.
9 Valérie B. Johnson, « Friar Tuck », The Robin Hood Project : at the University of Rochester, 2010, http://www.lib.rochester.edu/camelot/rh/ftchar.htm, consulté le 12 mai 2011.
10 Laurence Richier, loc. cit., p. 1229.
11 Florianne Hoogewys et Carlotta Da Silva ont étudié en détail le personnage de Maid Marianne, nous ne nous attarderons donc pas sur celui-ci.
12 Laurence Richier, dans le Dictionnaire des mythes littéraires, reprend les paroles du romancier Thomas Peacock qui affirmait que « tous dans la forêt ont fait vœu de chasteté ».
13 Valérie B. Johnson, « Little John », The Robin Hood Project : at the University of Rochester, 2008, http://www.lib.rochester.edu/camelot/rh/ljchar.htm, consulté le 12 mai 2011.
14 François Amy De La Bretèque, La légende de Robin des Bois, Toulouse, Privat, 2001, p. 135.
15 Ibid.
16 Réginald Hamel et Pierrette Méthé, Dictionnaire Dumas : index analytique et critique des personnages et des situations dans l'œuvre du romancier, Montréal, Guérin Littérature, 1990, p. 723.
17 Samra Bonvoisin, dans son article « Enquête à Sherwood » reprend un passage clef d’Ivanohé de Walter Scott dans lequel Robin tient des propos éclairants sur la vision qu’il a de lui-même : « Ne m’appelez plus Locksley, sire. Donnez-moi le nom que la renommée a, je crois, trop fait connaître à la ronde pour n’avoir pas frappé vos oreilles royales. Je suis Robin Hood, de la forêt de Sherwood. »
18 Rémy Baudoin, lors de ses recherches, a remarqué le caractère commun et banal du nom « Hood » au Moyen Âge. En suivant cette explication d’ordre sociologique, nous pourrions dès lors dire que Robin, en tant que représentant du peuple, acquiert un nom symbolique pour sa nouvelle fonction.
19 Xavier Bouchez souligne, dans son travail, que ce nom était le sobriquet typiquement attribué aux bandits.
20 Jérôme Dorvidal, dans son article « Super-héros des Comics-books américains » publié dans le Dictionnaire des mythes fantastiques, affirme qu’un « habit mystérieux accroît sensiblement l’intérêt du lecteur pour le héros bienfaiteur [et va] marginaliser [le] personnage dans ses rapports avec la société. »
21 Laurence Richier, dans son article consacré à l’archer de la forêt de Sherwood du Dictionnaire des mythes littéraires, page 1225, avait mis en évidence le fait que, théoriquement, les gardes forestiers royaux font partie du groupe ennemi de Robin des Bois.
22 Ibid., p. 1227.
23 Ibid., p. 1226.
24 François Amy de La Bretèque, op. cit., p. 63.
25 Stephanie Barczewski, Myth and national identity in nineteenth century Britain : the legends of King Arthur and Robin Hood, Oxford-New York, Oxford University Press, 2000, p. 19.
26 Outre les détails que nous avons retiré de la lecture d’un des romans de J. McCulley, Le marque de Zorro, nous avons pris comme référence le bref article « Zorro » de l’Encyclopédie Larousse en ligne, disponible à l’adresse suivante : http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/Zorro/150692
27 Le Clos Arsène Lupin cite sur son site l’auteur : « Son portrait ? Comment pourrais-je le faire ? Vingt fois, j'ai vu Arsène Lupin, et vingt fois, c'est un être différent qui m'est apparu […]. Moi-même, me dit-il, je ne sais plus bien qui je suis. Dans une glace, je ne me reconnais plus. »
28 Gérard Morel, Arsène Lupin, Espagne, Nouveau Monde éditions, 2005, p. 22.
29 Maurice Leblanc, Arsène Lupin : gentleman-cambrioleur, Paris, Le Livre de Poche, 1972, 185 p.
30 Nous nous basons sur la version remaniée des origines de Green Arrow, « The origin of Green Arrow », éditée par Michael Siglain.
31 Site Legends Of America, « Old West Legends. Jesse James : Folklore Hero or Cold-Blooded Killer ? », Legends Of America : A Travel Site for the Nostalgic & Historic Minhed, créé en 2003, http://www.legendsofamerica.com/we-jessejames.html, consulté le 12 mai 2011.
32 Anne Sibley O’Brien, The legend of Hong Kil Dong, the Robin Hood of Korea, Watertown-MA, Charlesbridge Publishing, 2006, 48 p.
33 Jean-Yves Vincent, « Juraj Janosik : un robin des bois », dans Marie-Pierre Griffon et al., Bajki, contes et comptines de Pologne inspirés de la tradition, Koscian, Les Échos du Pas-de-Calais, 2007, p. 15.
34 Martin Votruba, « Highwayman’s Life : Extant Documents about Jánošík », Slovak Studies Program of the University of Pittsburg, s.d.,
http://www.pitt.edu/~votruba/sstopics/assets/Martin_Votruba_Highwayman%27s_Life_Extant_
Documents_about_Janosik.pdf, consulté le 12 mai 2011.
35 V.B., « Guillaume Tell », Terra Nova, créé en 2006, http://www.dinosoria.com/guillaume_tell.htm, consulté le 13 mai 2011.
36 François Amy De La Bretèque, op. cit., p. 120.
37 Delphine Leloup évoque brièvement leurs facteurs de ressemblance dans son travail.
38 Nous renvoyons ici au travail de Coraline Baligant qui s’est attachée à comparer la légende de Robin Hood avec la légende arthurienne.
39 Julien Bauduin s’est penché sur la figure du justicier à travers le modèle de Robin des Bois dans la littérature policière et nous fait découvrir de nouveaux Robin des Bois.
40 Dans son travail, Olivia Leemans a étudié la représentation du personnage de Robin des Bois dans la littérature jeunesse.
41 Fanny Paquet s’est attardée sur la représentation de notre archer dans la bande-dessinée.
42 Héros national anglais oblige, la plupart des sources secondaires ayant pour sujet Robin des Bois n’étaient disponibles qu’en langue anglaise. Il est certain que cette barrière de la langue nous aura fait manquer certaines nuances et détails que les spécialistes de la question avaient soulignés. De plus, certains héros comme les deux « Robin des Bois coréens » sont encore méconnus en Europe. Dès lors, la méfiance est de mise quant à la fiabilité des sources.

Références bibliographiques

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