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En bref

Nous venons de voir que les données quantitatives donnent des informations qui ne se positionnent pas de la même façon selon que le français va être vu comme majoritaire ou comme minoritaire.

Dans le contexte qui nous intéresse, percevoir le caractère majoritaire de la langue française dans un groupe ou une région donnée va permettre de justifier sa représentation sur une carte de la francophonie et son inclusion dans une définition de la francophonie.

En revanche, quand on parle d’une langue minoritaire, on rend compte d’une langue qui est en fait majoritaire, mais dans un groupe ou une région qui ne représentent qu’une minorité par rapport à un autre groupe de référence ou par rapport à une région de référence.

Si, à l’issue de notre examen des concepts de « langue majoritaire » et de « langue minoritaire », nous revenons à notre définition de la francophonie :

ensemble des personnes, institutions et régions qui ont le français en partage, quel que soit l’usage que ces personnes, institutions ou régions font du français (langue maternelle ou co-maternelle, langue officielle ou co-officielle, langue administrative, langue vernaculaire, langue d’enseignement, langue choisie, langue de culture, langue véhiculaire…)

nous arrivons à ce constat que les deux derniers concepts examinés n’y ont pas leur place. En effet, notre préoccupation, en examinant ces deux concepts, était, je le rappelle, de veiller à ce qu’aucun francophone ne soit exclu de la francophonie. Or, l’examen de deux concepts n’a permis de définir aucune nouvelle catégorie d’utilisateurs de la langue française, et un Louisianais, un Pondychérien ou un Jersiais sont tout à fait susceptibles de se retrouver dans notre définition sans que nous y apportions le moindre correctif.

Les informations « majoritaire » et « minoritaire » restent des informations secondaires, surtout utiles sur le plan de la visualisation, sur le plan de la représentation cartographique, voire pour les amateurs de statistiques, mais sont assez peu utiles à la définition de la francophonie.