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Retour aux définitions

Maintenant que nous avons vu ces quelques exemples de diglossie, et leur rôle dans la période qui constitue la préhistoire du français, nous pouvons en revenir aux définitions de la diglossie, et notamment à ce qui oppose la définition de Ferguson à la définition de Fishman :

La situation de diglossie latin classique – latin vulgaire connue dans la Rome antique définit une situation de diglossie conforme à la définition de Ferguson.

Les situations de diglossie celtique – latin, latin – francique que nous avons vues dans la Gaule romanisée correspondent en revanche davantage à la conception qu’a Fishman de la diglossie, puisque le celtique et le latin, le francique et le latin ne sont pas des langues génétiquement liées

Renvoyons sur ce point à l’arborescence des langues indo-européennes qu’on a vue à l’entame du chapitre consacré à la variation linguistique et reprise ici sous une autre forme qui dégage le caractère génétiquement lié ou non des langues que nous avons vues en situation de diglossie :