Chevre - Chievre

n. f.

XVe siècle - chez Chiquart

(Recherche et rédaction réalisées par Florian Dieu)

Support pour les plats de rôtisserie.
Du latin capra, 'chèvre', la forme évolue tout d'abord en chievre, attestée en 1119, suite à la palatalisation du [k] > [ʃ] et l'évolution du groupe [pr], en position intervocalique, en [vr].  Dans le canton du Valais, le mot connaît les prononciations [tʃivra] et [tʃ(j)ɛvra] et à Genève, il se prononce  [tʃjɛvra], et signifie, entre autres, 'Hâtier ou tourne-broche'. Godefroy, quant à lui, nous présente le mot chevrette ou chievrete qui, au XVIIIe siècle, était « un petit trépied en fer tenant lieu de fourneau »1. Les chievres devaient donc être de gros supports pour les broches et pour les récipients de cuisson. Le fait que nous ne trouvions pas trace de ce mot en ancien français nous invite à penser que celui-ci était d'origine franco-provençale. Il nous est également difficile de déterminer si ce substantif était féminin ou masculin, de part le peu d'informations, le concernant, à notre disposition.
Dans les recettes de Maistre Chiquart, le mot apparaît dans la liste des ustensiles nécessaires à la réalisation de celles-ci, au f°15r : « .xx. rustisseurs, tant chievres quant chappelles ». Le fait que les chievres soient associées aux rustisseurs nous amène à considérer que celles-ci servaient effectivement de support pour accueillir les plats de rôtisserie.

FORMES


1 GODEFROY ,II, s.v. chevrete.

XVIe s. - chez Platine

Chèvre.

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