Étamine

n. f.

XVe siècle - chez Chiquart

(Recherche et rédaction réalisées par Florian Dieu)

Tissu servant à filtrer ou essorer.

Du latin stamineus, 'qui se compose de fils, fibreux', le dérivé staminea1 évolue en estamine qui au XIIe siècle signifie, 'tissu léger de laine ou de coton', synonyme de tamis2, et étamine en français moderne, signifiant 'tissu peu serré de crin, de soie, de fil qui sert à cribler ou à filtrer'3. Nous trouvons également, en ancien occitan, le dérivé suffixé estamineta4. La forme employée par Chiquart apparaît comme étant une forme française.

Dans l'ensemble, le maître queux emploie essentiellement l'estamine pour filtrer les liquides (les bouillons et les sauces par exemple), mais aussi pour tamiser les farines. Ainsi au f°38r, « Et puis prennés de bel boullon de beuf et aussi prennés de vin ouquel l'on ha lavé lesdictes lyevres, et les collés en une belle estamine ». Il l'utilise également pour essorer certaines préparations, comme au f°98r, « et l'enveloppe dedans ladicte estamine et puis le torse bien et fort jusques que l'eaue s'en saille qu'est dedans ». Pour l'utilisation de l'estamine, Chiquart emploie généralement trois verbes différents, passer, couler ou estaminer, ce qui nous permet de déduire que cet ustensile servait bien de filtre, puisqu'au f°96r, il nous dit, « s'il face qu'il hait ung bon tamis ou sas et mecte de la dicte farine dedans et estamine ».

FORMES


1 FEW, XII, s.v. stamineus.

2 GODEFROY, III, s.v. estamine.

3 ROBERT P., Le nouveau Petit Robert : dictionnaire alphabétique et analogique de la langue française, Paris, Dictionnaires Le Robert, 2004, s.v. étamine.

4 FEW, XII, s.v. stamineus.

XVIe s. - chez Platine

Étoffe au tissage peu serré dont on se sert pour filtrer une farine ou passer un liquide

FORMES

XVIe s. - chez Nostradamus

Étoffe au tissage peu serré dont on se sert pour filtrer une farine ou passer un liquide

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